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(english version)
Nanostructures, Nanocomposites
Modélisation de nanomatériaux

Responsables:

  • Arezki MOKRANI (MC), Chris EWELS (CR1)

Participante:

  • Irene SUAREZ MARTINEZ (Post-doc)

Sommaire:

  1. Objectifs
  2. Systèmes hybrides nanoparticules métalliques – nanotubes de carbone pour detection de gaz
  3. Nanotubes de carbone et Fullerenes dopés à l'azote et au phosphore
  4. Fluorination des  Nanotubes de Carbone
  5. Absorption de gaz sur des surfaces de  nanooxydes
  6. Défauts intrinsèques dans les nanotubes de carbone et de nitrure de bore
  7. Magnétisme des systèmes ferromagnétiques-semi-conducteurs

 

1- Objectifs

L'approche numérique  a pour but l'interprétation des observations expérimentales et la  prédiction  de nouvelles propriétés des matériaux. La compréhension des phénomènes physiques nécessite une description à l'échelle atomique où la taille et l'organisation géométrique jouent des rôles importants. Le défit majeur est de modéliser des systèmes aussi proches que possible de ceux élaborés au sein du laboratoire.

            La complexité tant au niveau de la structure géométrique que sur la composition chimique font que la modélisation de ces systèmes nécessite tout un panel d'approches allant des méthodes semi-empiriques aux méthodes ab initio. Il est alors nécessaire de faire cohabiter les méthodes dites semi-empiriques pouvant traiter des systèmes très complexes et les méthodes ab initio plus précises mais applicables à des systèmes plus abordables.

            Le travail de modélisation mené au sein de notre groupe est basé sur des calculs de structure électronique dans le cadre de la DFT. Le plus souvent, les codes de calculs type DFT, sont développés  pour des matériaux spécifiques. Un calcul décrivant bien les propriétés physique d'un système métallique  peut  donner des résultats insuffisants   dans le cas d'un semi-conducteur ou un polymère. Dans le cas des matériaux  présentant des interfaces mixtes métal/semiconducteur ou hybrides organique-inorganique l'approche DFT est souvent délicate.

Une brève description de nos thématiques de recherche est donnée ci-dessous, bien que que celles-ci évoluent rapidement avec le temps.
2- Systèmes hybrides nanoparticules métalliques – nanotubes de carbone pour detection de gaz

L'étude des interactions à l'interface entre nanotube de carbone et nanoparticules métalliques fait partie d'un projet européen “ European  STREP, nano2hybrids” (www.nano2hybrids.net). Une simulation des nanotubes et des nanoparticules métalliques à partir d'une approche DFT et Liaisons Fortes nous permet de comprendre la nature des liaisons chimiques, des transferts de charge ainsi que la modification des propriétés de ces systèmes hybrides  métal-carbone, en particulier l'absorption de molécules de gaz pour la mise au point de détecteurs  de  gaz ultra-sensibles et ultra-rapides.  Le traitement, à l'aide d'un plasma de gaz, des surfaces d'un nanotube peut  introduire des défauts au niveau  des  parois,  et un autre aspect de cette modélisation est  de bien comprendre  la nature des  formations de ces défauts et leur interaction avec les nanoparticules métalliques et par la suite l'absorption de différents types de gaz tels que le benzène ou l'ammoniac.

 

Science Research Partners:

Science Communication Partners:

3- Nanotubes de carbone et Fullerenes dopés à l'azote et au phosphore

Les nanotubes de carbone dopés à l'azote sont des matériaux très prometteurs pour des applications variées, comme dans le domaine de la nanoélectronique  ( modification par le dopage des états électroniques au niveau de Fermi)  ou dans le biomédical (les nanotubes dopés à l'azote ont une meilleure compatibilité biologique que les nanotubes purs). De plus, les nanomatériaux basés sur de nouvelles phases CxNy présentent, sous forme de couches ultra-résistantes,  des propriétés  très prometteuses.  Cependant,  la structure chimique des dopages à l'azote  n'est toujours pas bien comprise ce qui rend très difficile la synthèse des phases CxNy.

 

 

 

 

Nous étudions l'environnement atomique dans les nanotubes mono et multi-feuillets  dopés à l'azote, dans les domaines  des  basses et des  hautes concentrations en collaboration avec différents groupes d'expérimentateurs.

Collaborations

Nanotubes:

  • Dr Marianne Glerup, University of Oslo, Norway
  • Dr Odile Stephan, Prof. Christian Colliex, Laboratoire de Physique des Solides, Universite Paris Sud
  • Dr Brigette Bouchet-Fabre, CEA Saclay
  • Dr Tiberiu Minea, Universite Paris Sud
  • Dr Vojislav Krstic, National Pulsed Magnetic Field Laboratory (LNCMP), Toulouse
  • A. Gohier, M.A. Djouadi, A. Granier, IMN-PCM

Fullerenes:

  • Prof Denis Arcon, Institute Jozef Stefan, Ljubljana, Slovenia
  • Nikos Tagmatarchis, Theoretical and Physical Chemistry Institute, National Hellenic Research Foundation, Athens

Publications récentes:

4- Fluorination des  Nanotubes de Carbone

Nous étudions la fixation et la migration du fluor   dans les surfaces de nanotube de carbone. Nous avons récemment montré que le fluor présente différents super-reseaux en surface quand on augmente la température. La transition d'ordre est contrôlée par  la barrière de migration  de surface des atomes  de fluor pour passer à travers les sites proches voisins sur le nanotube,  ce qui explique la transition d'un faible recouvrement semi-ionique à un fort recouvrement covalent par le fluor, observée expérimentalement pour  des températures entre 200 et 250°C du gaz de fluor. L'extension  de la couche de fluor suivant la direction de l'axe du nanotube est favorisée par le mécanisme de la distorsion de la structure architecturale  du carbone.  Ainsi, la formation des  bandes de fluor, observées expérimentalement, peut être expliquer par la formation de rangées de C2F qui s'étendent  suivant  des axes contigus.

 

Nous avons aussi étudié la fluorination des fullerenes, notamment C60 and C70,  en ajoutant des atomes de F et F2 à la cage formée par le fullerene. Un nouveau programme de calcul numérique a été mis en point pour l'étude

de l'insertion et la croissance d'éléments chimiques ainsi que l'évolution des nanostructures de carbone. SACHA est un meta-code capable d'exploiter un grand nombre de codes de structure moléculaire  existants, en traitant toutes les  taches complexes concernant  la construction, le déroulement et l'analyse d'un grand nombre de fichiers de donnés nécessaires  pour  la description des isomers. La technique peut être facilement étendue   à l'étude de plusieurs variétés de  structures ainsi qu'à des applications dans d'autres domaines de recherche en  chimie et physique des matériaux.

Collaborations

  • Dr Gregory van Lier, Professor P. Geerlings (VUB, Brussels)
  • Prof. Jean-Christophe Charlier, UCL, Louvain-la-Neuve

Publications récentes

5- Absorption de gaz sur des surfaces de  nanooxydes

Molécules  NO2  absorbées sur une surface d'un film ultra-mince de  TiOx (DFT calculations, IMN, Nantes

Le phénomène d'absorption de métaux  et de gaz sur des nanobjets d'oxydes  est très important pour différentes  applications telles que la décomposition catalytique, le piégeage des éléments toxiques dans l'environnement, la production et le stockage de l'énergie par photo-catalyse, etc ... Dans un projet de collaboration avec le Laboratoire de Physique  des  Solides  à Orsay et de  l'Institut Joseph Stefan de Slovenie, nous avons synthétisé et caractérisé une gamme de nanooxydes à base de TiOX. On s'intéresse à la  modélisation numérique de la structure des surfaces de ces matériaux ainsi leur comportement en contact avec des gaz ou des métaux.

Collaborations

  • Prof. D. Arcon, Dr. P. Umek, Institut Josef Stefan, Ljubjana, Slovenia.
  • Dr. A. Gloter, CNRS UMR8502, LPS, Universite Paris Sud

Publications récentes

6- Défauts intrinsèques dans les nanotubes de carbone et de nitrure de bore

Représentation d'une lacune dans une bicouche de graphite.

 

Image HRTEM simulée de molécules C60 dans un nanotube  déformé par irradiation.

 

Défaut méta stable formé d'une paire interstitiel-lacune dans le graphite.

Les défauts intrinsèques tels que les lacunes et les impuretés interstitialles peuvent jouer un rôle  très important sur les propriétés mécaniques, chimiques et électroniques des nanomatériaux. Grâce  aux récent progrès  en microscopie, il est maintenant possible d'obtenir une  image d'un  défaut  ponctuel individuel, ce qui ouvre un nouveau domaine d'études théoriques et expérimentales permettant une description précise des structures des défauts ponctuels et des lignes de défauts. Les configurations de défauts  métastables, la diffusion et l'agrégation, les effets d'irradiation sur la création des défauts et des perturbations localisées dans les nanomatériaux, sont les thèmes auxquelles on s'intéresse actuellement.

Collaborations

  • A. Zobelli, Dr. A. Gloter, Prof. C. Colliex, LPS, Universite Paris Sud
  • Prof. M. I. Heggie, Dr. G. Savini, G. Haffenden,  Chemistry, University of Sussex
  • Prof. K. Suenaga, AIST, Tsukuba, Japan
  • Prof. P. Briddon, Dr. J. Goss, Newcastle University, UK
  • Dr. A. El Barbary, Cairo, Egypt.

Publications récentes:

  • 'Vacancy migration in hexagonal boron nitride'
    A. Zobelli, C. P. Ewels, A. Gloter, G. Seifert, C. Colliex,
    Physical Review B, Accepted (2007).
7- Magnétisme des systèmes ferromagnétiques-semi-conducteurs

Les composés semi-conducteurs présentant un comportement ferromagnétique à température ambiante  font actuellement  l'objet d'études très intensives tant sur le plan expérimental que théorique.  Une façon d'obtenir ce genre de matériau est d'utiliser des structures hybrides associant un métal ferromagnétique et un semi-conducteur soit sous une forme massive, super-réseaux ou sous forme d'hétérostructures. La compatibilité des paramètres de maille  du  germanium et du fer doit permettre l'élaboration de composés  FeGe dans lesquels la polarisation des atomes de fer peut donner un certain ordre magnétique.

A partir de calculs de structure électronique ab initio basés sur l'approche DFT, nous avons étudié les propriétés magnétiques  des composés XGe2 (X=Mn, Fe, Co, Ni) en volume et sous forme de films ultra-minces. Sous forme massive, on montre que  les composés au Mn et Fe sont magnétiques tandis que les composés au Co et au Ni ne présentent aucun magnétisme.  Sous forme de films ultra-minces (quelques plans atomiques), on obtient différents types de couplages magnétiques  dépendant de l'épaisseur du film ainsi que de la nature chimique du plan de surface. On observe dans le cas des films de FeGe2, un état fondamental avec des  couplages ferromagnétiques entre les moments des atomes de fer qui deviennent  anti-ferromagnétiques quand on augment l'épaisseur du film.

Collaborations

  • C. Demangeat, Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg.
  • A. Vega, Universite Valladolid, Espagne.
  • A. Siad Université Oran, Algérie

 

 

 

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Page mise à jour le 9 mai 2007