Fullerène : des découvertes récentes

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Des scientifiques de l'Institut des Matériaux (IMN), de la Florida State University (FSU), du National High Magnetic Field Laboratory (NHMFL) de Tallahassee en Floride et leurs collègues de l'université de Nagoya au Japon ont résolu un mystère vieux de 25 ans : la manière dont se forme la famille emblématique des fullerènes (molécules de carbone en forme de ballon). Les résultats mettent en lumière l'auto-assemblage des réseaux de carbone et pourraient avoir de fortes répercutions pour les nanotechnologies de carbone. Ils fournissent également des informations sur l'origine des fullerènes que l'on retrouve partout dans l'Univers.

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Mott-RAM : des résultats reconnus

Une visibilité internationale

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Une équipe de l'IMN vient d'être citée dans la feuille de route ITRS (International Technology Roadmap for Semiconductors)* pour ses recherches sur les mémoires à base d'isolant de Mott*. Mentionné comme référence en la matière, le groupe composé de Laurent Cario, Etienne Janod, Benoit Corraze, Marie-Paule Besland, Julien Tranchant et Sabrina Bourmand se positionne comme leader dans le développement de cette technologie émergente.

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Avec un marché annuel d'environ 57 milliards de dollars, les mémoires non-volatiles (composants clés de la microélectronique) sont un moteur de l'industrie des semi-conducteurs, essentiellement relié à celui de l'électronique portable (téléphonie mobile, clés USB, lecteurs MP3, etc). Aujourd'hui dominé par la technologie dite « flash », ce marché ne cesse de croître, suivant les besoins toujours grandissants en termes de capacité de stockage de l'information. Actuellement vendues en masse, les mémoires flash commencent à atteindre leurs limites d'optimisation et les groupes industriels sont en quête d'innovation. Au sein de l'IMN, le projet ANR émergence Mott-RAM (2012-2014) s'inscrit au cœur de cette compétition européenne et internationale pour une technologie alternative aux mémoires flash. En effet, l'équipe a récemment découvert l'existence d'une transition résistive réversible et non-volatile dans des monocristaux de la famille d'isolant de Mott AM4X8 (A = Ga, Ge ; M = V, Nb, Ta ; X = S, Se). Un premier brevet a été déposé pour protéger cette invention, suivi d'un deuxième sur les résultats d'une preuve de concept validant le caractère compétitif des performances sur couches minces (très inférieures à 1µm) comparées aux technologies existantes ou émergentes (temps et tensions de commutation, nombre de cycles possible, temps de rétention de l'information, etc). Enfin, à la suite d'un travail de compréhension du mécanisme effectué dans le cadre du projet ANR blanc NanoMott, un troisième brevet portant sur une extension possible à d'autres matériaux a été déposé en mars 2012.

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Ce projet fait preuve d'une grande originalité et s'attaque à un réel challenge puisqu'il se focalise sur une nouvelle classe de mémoires RRAM que l'équipe a découverte et protégée et dont ils sont pour l'instant les seuls à explorer le potentiel d'innovation. La prochaine étape vise à réaliser un prototype, dont la première version sera réalisée avant l'été. Cette nouvelle étape permettra de démontrer la viabilité industrielle de cellules mémoire à base de ces matériaux et de valider l'amélioration attendue de leurs performances avec la miniaturisation.

Image en microscopie à balayage de cellule élémentaire d’un dispositif actif, constituée d’une couche mince du matériau déposée entre deux électrodes métalliques en or ;
Structure cristalline générique de la famille de composés AM4X8

Soutien financier de l'ANR (3 financements) : NV-CER ANR-05-JCJC-0123-01, NanoMott ANR-09-Blan-0154-01, Mott-RAM ANR-2011-EMMA-016-01
Réseau du projet :
réseau RENATECH des plateformes technologiques (IEMN-Lille, INL-Lyon, PTA-CEA Grenoble), INSP (Paris), LEMA (Tours), LPS (Orsay), ISCR (Rennes), IPR (Rennes), ST-Microelectronics (Grenoble), Université de Buenos Aires (Argentine), Université de Cluj-Napoca (Roumanie).

* La feuille de route ITRS est un document rédigé par un consortium d'entreprises, de chercheurs et d'experts techniques qui sert de référence pour les industriels de la microélectronique. Rédigée par des représentants d'associations d'industriels des semi-conducteurs européens, américains et asiatiques, elle a pour objectif de mettre en évidence les barrières techniques à franchir pour chaque nouvelle génération de composant. L'ITRS se veut un guide pour les recherches-développements dans l'industrie plutôt qu'une planification et fait référence dans le domaine.
*Sir Nevill Francis Mott (1905-1996) a travaillé sur la théorie des effets de la lumière sur les émulsions photographiques et sur la transition de certains matériaux d'un état métallique à un état non-métallique (transition de Mott).

    
  
  
 
    

SMART 4G TABLET

 

tablette

L'IMN participe au programme FUI SMART 4G Tablet avec Gemalto, Archos, Eurecom et Wysips. Ce programme a pour but l'intégration du film photovoltaïque à base de CIGSe dans une tablette smart4G .

Personnes impliquées dans le projet : Ludovic Arzel, Lionel Assmann, Nicolas Barreau, François Couzinie-Devy

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Conférence - Les grands scientifiques italiens

uomo vitruvio

 

De la pile Volta à la radio Marconi, l'Italie a fourni au monde des scientifiques dont les inventions marquent encore notre quotidien. Mais la science en Italie ne se limite pas à ces découvertes.


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Dès le 12ème siècle, le dynamisme de certaines républiques et villes italiennes conduit les mathématiciens à introduire pour le commerce les chiffres arabes et des notions algébriques toujours utilisées. Les génies que sont Léonard de Vinci, artiste et scientifique, ou Galilée ont marqué, on le sait, leur époque d'avancées scientifiques magistrales. Bien d'autres leur ont succédé dans de nombreux domaines scientifiques, même si leurs inventions restent souvent méconnues.

Ludique et accessible à tout public, cette conférence vise à faire un tour d'horizon des principales découvertes scientifiques italiennes jusqu'à nos jours.

affiche confConférence de Serge Lefrant,

professeur émérite à l'Université de Nantes

Jeudi 10 mai à 18h30

Institut des Matériaux Jean Rouxel, Nantes

Conférence suivie d'un pot offert par l'IMN

Entrée libre et gratuite

Compte-rendu du séminaire sur le stockage de l'énergie

Le 18 janvier dernier, l'Institut des Matériaux Jean Rouxel et PERLE2 (Pôle d'Excellence de la Recherche Ligérienne en Energie) ont organisé un séminaire sur le thème du stockage de l'énergie.
Plus d'une centaine de personnes étaient présentes pour écouter les 3 conférenciers.

Présentation des conférenciers et résumé des interventions

  • Ryoji Kanno, directeur du département de chimie électronique, Tokyo Institute of Technology, Japon
  • Kristina Edström, directrice du laboratoire Angström, Uppsala University, Suède
  • Jean-Marie Tarascon, Membre de l'Académie des Sciences & Professeur au Collège de France et à l'Université de Picardie

Ryoji Kanno

Dream to Realize All Solid-State Battery

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Kristina Edström

From bulk to interfaces in Li-ion batteries

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Jean-Marie Tarascon

Comment vivre sans les énergies fossiles ? Quelles recherches ?

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Des lycéens à l'IMN

L'IMN se donne aussi pour mission de contribuer à la diffusion de la culture scientifique pour tous, et en particulier pour le milieu scolaire. Que vous soyez particulier, scolaire, professionnel, venez découvrir l'IMN et rencontrer nos équipes sur place lors d'une visite.

 

Batterie lithium-ion : quand des solides se prennent pour des liquides… ou l'inverse !

batterie

 

 Un nouveau dispositif permettant une sécurité accrue des batteries lithium a été développé à l'IMN. Cette approche permet d'obtenir des dispositifs dits « tout-solide » présentant néanmoins des propriétés de liquides.
Ces systèmes sont obtenus en confinant à l'échelle nanométrique un liquide ionique dans une éponge de silice, le tout étant intimement assemblé avec une électrode composite de batterie lithium-ion. Ce concept est une des rares voies vers des batteries de puissance « tout-solide » ; il fait l'objet d'un article récent dans Advanced Functional Materials.

 

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Le stockage d’énergie est un des défis majeurs du 21ème siècle car il est nécessaire à l’exploitation optimisée d’énergies renouvelables. Les sources alternatives d’énergie comme le solaire ou l’éolien sont en effet le plus souvent intermittentes . Ces irrégularités demandent ainsi de pouvoir stocker l’énergie à la fois pour gérer de manière intelligente le réseau de distribution mais aussi pour alimenter les modes de transports propres ou l’électronique mobile. Aujourd’hui, obtenir simultanément de hautes performances et un niveau de sécurité élevé dans ces dispositifs de stockage est difficile notamment dans le cas des technologies comme les batteries lithium-ion, technologie à haute densité d’énergie actuellement la plus performante. Des cas d’incendies de batteries lithium-ion ont entraîné le rappel de centaines de milliers (voire millions) de batteries dans le domaine des applications mobiles, et ont ralenti la mise sur le marché de batteries de grandes dimensions pour des applications stationnaires. Développer de nouvelles technologies de batteries lithium-ion intrinsèquement de haute sécurité représente un enjeu stratégique(1).

De manière générale, une batterie fonctionne sur le principe d’un échange de charges, sous forme d’ions, entre deux électrodes via un électrolyte généralement liquide. C’est le contact de l’électrolyte avec chacune des électrodes qui permettra l’échange d’ions et qui générera le courant électrique. Les batteries commerciales utilisent un électrolyte liquide inflammable qui, dans le cas de détérioration ou de défaut interne, peut mener à une fuite, une surchauffe, une augmentation de pression ou un incendie. De nombreuses recherches sont menées pour trouver des solutions à ce problème : les électrolytes composés de polymères limitent les risquent de fuites, mais contiennent un solvant potentiellement dangereux en cas de surchauffe. Des technologies sans solvant sont en cours de développement mais la dégradation même du polymère peut avoir lieu et produire des émanations gazeuses toxiques. D’autres technologies tout-solide existent mais sont peu performantes pour le transport des ions, et elles impliquent donc des électrolytes et électrodes solides sous forme de couche minces (quelques microns) qui limitent la densité d’énergie par unité de surface.

Les liquides ioniques ont fait leur entrée dans le domaine des matériaux il y a une petite dizaine d’années : ils sont intéressants car ils permettent un bon transport des ions comme le cation lithium (Li+). Ils ne s’évaporent pas et présentent une très bonne résistance à la chaleur. Leur inconvénient majeur est leur état liquide qui impose des contraintes importantes pour leur usage dans des dispositifs physiques. Les chercheurs de l'Institut des Matériaux Jean Rouxel ont développé depuis quelques années une stratégie permettant, de former un réseau de type éponge de silice, où les pores de l’éponge sont de taille nanométrique, remplis de liquide ionique et d’assembler intimement cette « éponge » éléctolytique avec une électrode de batterie, le tout en une seule étape.
La particularité de cette éponge de silice est la taille nanométrique de ses pores : elles empêchent l’écoulement du liquide ionique tout en lui offrant tout un réseau de circulation. Cet électrolyte peut être pris en main comme un solide alors qu’il est composé à 90% de liquide, qu’il en possède les propriétés et surtout qu’il restitue le transport des ions à l’échelle macroscopique. Et l’électrode de batterie lithium ion utilisée par les chercheurs est macro-poreuse. Ainsi, avant la solidification de l’« éponge » électrolytique, les chercheurs assemble cette dernière avec l’électrode de batteries lithium-ion : ils obtiennent ainsi un excellent contact entre l’électrode et l’électrolyte.

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Sur cette photographie en microscopie électronique à balayage d’une demi-batterie (une électrode et l’électrolyte), l’électrode composite apparaît en violet et l’électrolyte en jaune : l’électrolyte a pénétré la porosité macroscopique de l’électrode (points jaunes dans la partie en violet) et a également formé l’électrolyte séparateur (couche jaune) ; la représentation schématique superposée montre le réseau nanoporeux de liquide ionique dans l’éponge de silicium, que l’on retrouve aussi bien dans la macro-porosité de l’électrode qu’en tant que séparateur.

Ce travail est porté par les groupes Physique des Matériaux et Nanostructures (PMN) et Stockage et Transformation Electrochimique de l’Energie (ST2E) de l’Institut de Matériaux Jean Rouxel de Nantes, qui a coordonné à cette occasion le programme ANR LISSIL, pour « Lithium Solid-State Ionic Liquid », programme qui implique aussi des équipes de Montpellier, Saclay et Palaiseau.

(1)Goodenough, J.B., Abruña, H.D. & Buchanan, M.V. “Basic research needs for electrical energy storage.” in Report of the Basic Energy Sciences Workshop for Electrical Energy Storage, US Office of Basic Energy Sciences, july 2007

(1)“2009-2010 Profile of New Energy and Industrial Technology Development Organization”, Kawasaki, Japan, october 2009).

Référence

Jean Le Bideau, Jean-Baptiste Ducros, Patrick Soudan, Dominique Guyomard
Solid-State Electrode Materials with Ionic-Liquid Properties for Energy Storage: the Lithium Solid-State Ionic-Liquid Concept.
Adv. Funct. Mater. publié en ligne le 12 septembre 2011

Contact chercheur 

Jean Le Bideau, Institut des matériaux Jean Rouxel de Nantes
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Tél : 02 40 37 39 19

Dominique Guyomard , Institut des matériaux Jean Rouxel de Nantes
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tél : 02 40 37 39 12

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Les Petits Débrouillards mènent l’enquête

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Bernard Humbert, enseignant-chercheur à l'IMN, a initié une dizaine d'enfants à la spectroscopie dans le cadre d'une enquête scientifique menée par l'association Les Petits Débrouillards.

 

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Du lundi 24 au vendredi 28 octobre, les enfants inscrits au stage "Les Petits Débrouillards mènent l'enquête" ont tenté de résoudre une énigme digne d'un épisode des Experts.
Par la découverte de techniques de la police scientifique aussi variées que le relevé d'empreintes, le moulage ou la recherche ADN, une dizaine d'enfants a osé s'attaquer à la résolution d'un mystère.
Opération réussie suite à l'intervention de Bernard Humbert qui leur a expliqué les nombreuses implications de la spectroscopie dans les recherches scientifiques, dont l'identification des faux billets.

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   Association Les Petits Débrouillards