Hélène Brault et Aurélie Girard, ambassadrices scientifiques

15 mai 2026​  |  Evenements-MIOPS-PCM

Hélène Brault et Aurélie Girard, Ambassadrices XXelles dans une salle de manip à l'IMN

Nos femmes scientifiques sont à l’honneur ! Hélène Brault et Aurélie Girard, enseignantes-chercheuses de Nantes Université et membres de notre laboratoire ont été nommées ambassadrices du projet La Science taille XXelles.

Créée par le CNRS et l’association Femmes & Sciences, le projet La Science taille XXelles a pour ambition de mettre en avant les contributions des femmes dans la recherche. Au travers d’interventions dans les établissements scolaires, les ambassadrices sensibilisent ainsi les jeunes lycéennes aux opportunités qu’offrent les carrières scientifiques et techniques.
Hélène Brault, chimiste et Aurélie Girard, physicienne, mènent des recherches complémentaires dédiées à l’élaboration de nouveaux matériaux innovants pour l’optique d’une part et l’électronique d’autre part.

Pour innover dans le domaine des matériaux la chimie et la physique sont indissociables, les deux chercheuses insistent sur la synergie de leurs compétences scientifiques. Hélène Brault élabore des nouveaux matériaux qu’Aurélie Girard met en forme. Toutes deux partagent également une passion commune pour l’enseignement, une transmission de savoirs auprès des nouvelles générations.

Au sein de l’équipe MIOPS, Hélène Brault développe de nouveaux matériaux cristallins appelés MOFs, pour metal-organic frameworks, à base d’ions lanthanides. Sous irradiation, ces MOFs émettent une lumière dont la couleur varie avec la température et fonctionnent ainsi comme de véritables nanothermomètres optiques. Sous forme de nanoparticules utilisables dans des milieux complexes, comme le corps humain, ils peuvent être excités par la lumière infrarouge afin de mesurer la température à distance, y compris au niveau d’organes précis. “Ces matériaux ouvrent la voie à des applications clés, par exemple pour des caméras thermiques miniatures ou pour la détection précoce du cancer, les cellules cancéreuses étant plus chaudes de deux à cinq degrés que les cellules saines”.

De son côté, avec ses collègues de l’équipe PCM, Aurélie Girard étudie et optimise, à l’échelle nanométrique, la manière dont les plasmas (des gaz ionisés) interagissent avec les matériaux afin d’améliorer les procédés de micro et nano-fabrication utilisés, par exemple, en microélectronique et dans les capteurs. Elle traite et grave à l’échelle atomique la surface des matériaux, en utilisant des plasmas et à très basse température (cryogénique). L’objectif : créer des motifs ou des structures, toujours à l’échelle nanométrique, visant à donner une fonctionnalité précise aux composants.

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